Le 2/04/2008

La Lombardie rejoint Biogasmax

lombardie

Lors du dernier comité de pilotage à Berne fin janvier 2008, les partenaires de Biogasmax ont pu accueillir parmi eux la région Lombardie. Cette région italienne, des plus industrialisées, également très grande consommatrice de carburants, a identifié le gaz naturel et le biométhane comme étant des carburants d’avenir en attendant l’industrialisation de la filière hydrogène. Il est intéressant de constater qu’aujourd’hui, un projet de biométhanisation peut résulter d’une initiative politique de soutien à la filière et être présenté comme un choix de stratégie énergétique et environnementale.


Jusqu’à présent, les projets de biométhanisation se multipliaient sous l’initiative de techniciens et d’élus locaux qui faisaient la promotion du biogaz pour répondre aux problèmes relevant de la compétence municipale, la gestion des déchets urbains, les transports publics. C’est ainsi que des villes comme Berne ou Lille ont pu faire la démonstration de la rentabilité d’un projet de biométhanisation au sein de la gestion urbaine.


Il est significatif de constater qu’aujourd’hui les décideurs politiques prennent le relais dans l’initiative de tels projets. De fait, si le traitement des déchets urbains et les transports publics ne relèvent pas de la compétence de la région Lombardie, il lui appartient de décider en matière de politique énergétique et environnementale. Sa position est assez claire : si l’on peut espérer qu’à terme, l’hydrogène sera La solution, la phase intermédiaire doit passer par le gaz naturel et le biométhane.


C’est ainsi que la région Lombardie s’est déjà dotée des moyens nécessaires : entre 2006 et 2007, il existait déjà 24 usines de biométhanisation, 80 sont en construction et 30 millions d’euros ont déjà été débloqués par la région pour financer des projets de production de biogaz. Des mécanismes d’obligation (depuis 2006, toute nouvelle station-service doit pouvoir proposer du gaz pour obtenir une autorisation d’ouverture) et des mécanismes incitatifs (en janvier 2008, mise en place d’un Ecopass, sorte de « chèque transport » incitant les usagers) accompagnent cette politique, qui a compris que l’offre à la distribution était fondamentale pour inciter les usagers autant que les opérateurs de transport ou les constructeurs automobiles, ceci afin de sortir du problème de « l’œuf et de la poule » : pas de véhicule car pas de réseau de distribution, pas de distribution car pas de production et pas de production car pas de véhicules à alimenter !

 

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